Indonésie

 
Liste des synthèses > Indonésie
 
6 mois de route, ca fait un boute!

    7 mars 2008, nouvel an balinais et deja 6 mois que nous avons quitte la France. Cette journee ou tout s'arrete dans l'ile, meme l'aeroport, et ou chacun doit rester cloitre nous offre une bonne pause pour faire le bilan de ces 6 premiers mois.

 

6 mois de decouverte

    Au cours de ces 6 premiers mois, nous avons parcouru l'Asie centrale, la Chine, l'Asie du Sud-est et enfin, l'Asie "oceanienne". Nous sommes contents d'avoir pu decouvrir autant de facettes de ce continent geant, meme si ses parties occidentales (Perse, Inde, Nepal) et orientales (Japon) restent a explorer. Nous avons particulierement apprecie :

- le Kirghistan, pour sa nature vierge et majestueuse

- l'Ouzbekistant, pour son cote "mille et unes nuits" et la tranquilite qui en emane

- la Mongolie, pour son hospitalite et son froid

- le Laos, pour la serenite de ses temples et l'authenticite des rencontres que nous y avons faites

- le Cambodge et la Malaisie, que le survol nous a donne envie d'approfondir

- Bali, pour ses ceremonies et ses poissons merveilleux.

En 6 mois, nous pouvons dire que nous nous en sommes mis plein les yeux. Et d'une maniere generale, meme si ce n'est jamais trop, nous avons remarque que nous nous lassions plus vite de la beaute architecturale que des beautes de la nature. Passe l'emerveillement, les pagodes chinoises ou les temples laotiens se ressemblent bcp alors que les rizieres omnipresentes ou les couchers de soleil sont tjs aussi surprenants! C'est la premiere fois pour nous deux, que nous voyons autant de belles choses tout le temps, et meme si avec la frequence, on perd un peu la surprise de l'eblouissement, cela n'en diminue pas l'intensite. Et a chaque fois, nous apprecions notre chance... Mais la beaute evidente des endroits traverses n'est pas forcement ce qui marque le plus et la plupart du temps, c'est ce que nous y vivons qui rend le lieu merveilleux. C'est d'ailleurs pour cela que nous preferons voir moins de choses mais prendre le temps d'en capter l'atmosphere, quitte a freiner notre boulimie de decouvertes.

Un autre facteur primordial pour le back-packer, c'est la meteo!! Car lorsqu'il s'agit de faire du stop, de gravir un col a velo, ou meme, de traverser une ville, sac au dos, la pluie, le froid ou la chaleur extreme restent nos meilleurs ennemis. Ils jouent sur notre moral (plus sur celui de Guillaume, d'ailleurs) et sur la beaute du lieu en reduisant la visibilite et notre attention. Mais cela fait aussi partie du voyage et entraine aussi parfois de bons souvenirs, tel le brouillard de Chine qui se leve sur la Grande Muraille ou le blizzard mongol qui nous rapproche de nos hotes.

 

 6 mois, avec notre maison sur le dos

    Et oui, notre sac a dos est en effet devenu notre compagnon de voyage et cette dizaine de kilos represente toute notre richesse pour cette annee. C'est d'ailleurs amusant de voir la relation qui s'est creee entre eux et nous; nous les adorons et les detestons, a la fois...

Tout d'abord, nous sommes asses contents de la selection que nous avons fait avant le depart. Nous n'avons pas emporte trop de superflu et rien d'essentiel ne nous a manque pour l'instant. Nous sommes par exemple bien heureux d'avoir tjs avec nous, le petit album photo pour faciliter les echanges et faire partager notre vie francaise a nos hotes. Nous qui penetrons leur intimite pouvons alors leur offrir une part de la notre. La musique et les jeux (cartes, des) sont aussi d'excellents moyens de rencontres. Nous creons regulierement des petits attroupements autour de notre belote de comptoir!!

Concernant la gestion du quotidien, passes les premieres semaines de voyage, nous avons acquis nos petites routines de voyageurs plus ou moins exasperantes. Ainsi, meme si nous nous habituons tres bien a faire la lessive a la main, tous les 2 jours, la faible diversite de nos vetements est un peu dure pour le moral. Difficile de se sentir feminine en pantalon de rando, avec cette perpetuelle pochette greffee au ventre, ou attirant avec des T-shirts deformes par l'essorage manuel!!! Les quelques achats thailandais nous ont fait du bien, en nous permettant une pseudo-"tenue de soiree".

C'est amusant de voir que ces choses que nous vivons tres bien pour quelques semaines se revelent insupportables lorsque nous voyageons au long cours. C'est la distinction que nous faisons entre nous, entre "touriste" et "voyageur". Ainsi, malgre que nous soyons toujours enchantes de decouvrir la nourriture locale, cela nous fait tres plaisir de manger "occidental" de temps en temps. Une bonne assiette de pates ou de frites est une alternative tres allechante quand on avale du riz matin, midi et soir. Surtout pour Celia qui n'est pas tres "rizophile"... Par ailleurs, manger dans les gargottes de rue, meme si cela ne nous a jamais rendu malade, entraine des manques en fruits et legumes apres 5 ou 6 semaines. Un bon kilo de clementines ou une salede de tomates maison est alors le meilleur remontant. Notre sante etant indispensable au bon deroulement de cette aventure, nous faisons plus attention a nos besoins nutritifs. Car, alors que l'on peut tirer un peu sur la corde lors d'un voyage d'un mois, pour plus d'un an, mieux vaut menager sa monture!!!

 

6 mois de projet

    Notre ligne directrice, notre projet de rencontre des eleveurs traditionnels nous a aide a maintenir un bon cap pendant ces 6 premiers mois. Avoir ce but, nous permet d'aller vers les gens et de toujours chercher a decouvrir. Cela nous contraint aussi a une certaine rigueur de part la redaction de nos articles. C'est parfois un peu galere de tenir les delais et ecrire a deux demande un certain apprentissage, mais c'est toujours un bon moment d'echange et cela nous aide a mettre des mots sur les emotions.

En tout cas ce projet nous correspond vraiment bien. Les moments passes avec les eleveurs ont tjs ete les plus forts du voyage. Vivre et travailler avec les gens est une maniere ideale de partager la vie locale. C'est par contre un peu frustrant de se dire que nous ne pourrons jamais assez remercier nos hotes. Nous esperons beaucoup pouvoir faire un livre et le leur dedicacer... Nous regrettons aussi un peu notre preparation hative qui ne nous aura, par exemple, pas permis de vivre avec les eleveurs de buffles d'eau!

La redaction de notre carnet de bord nous force aussi a nous poser qqtemps et revenir sur les moments fraichement vecus. Et les journees passees sur internet pour mettre a jour notre site, nous permettent en plus de maintenir le lien avec la famille et les amis, de faire des petits bilans.

 

 6 mois, loin de chez nous

    Passer ces 6 mois loin de la France me ressemblait pas a 6 mois au Gabon. En voyage, pas de maison ou se poser, des rencontres fortes mais souvent ephemeres et toujours une incertitude du lendemain. Aussi excitant que cela puisse paraitre, il est parfois difficile de ne se sentir chez soi nulle part, et loin de ses proches.

Il est ainsi particulierement dur de ne pas pouvoir etre present, pour Celia, aupres de ses grand-parents, au cours des epreuves qui les touchent, et pour Guillaume, pour soutenir son oncle Robert ou ses grand-parents. Il sera aussi difficile pour nous, de ne pas etre la dans les moments de joie : mariages, naissances, anniversaires... Et pour cela, les mails que nous recevons regulierement de vous nous font un bien enorme.

Parfois, nous nous laissons rever a notre future installation en France. Et pour Celia, imaginer tous ces petits bonheurs du quotidien qui rendent la vie si douce est devenu son sujet de vagabondage intellectuel prefere! C'est tjs amusant de voir que lorsque l'on est pose, nous pensons tant au voyage et que lors de notre periple nous revons d'installation.

 Ces 6 premiers mois nous aurons aussi permis de peupler notre futur chez-nous de souvenirs des contrees que nous traversons. Nous regrettons parfois que notre sac a dos ne nous permette pas de nous offrir plus de merveilles. Limites par le poids, la taille ou le budget, nous devons nous contenter de petites touches qui egailleront notre futur interieur. Esperons maintenant que tout arrive en France!!

 

6 mois avec des galeres

    Bien sur, nous ne serions pas honnetes en vous faisons croire qu'un tour du monde  est tous les jours facile et drole. Meme si 95% du temps, c'est merveilleux et nous vivons des choses incroyables, nous avons aussi nos 5% de galeres, a commencer par ce fameux vol de pirates.

Les autres sont plus des galeres du quotidien : des journees entieres a chercher sous la pluie un endroit ou dormir, des transports trop chauds, trop bondes, trop climatises ou a court de livre..., des tentatives d'arnaque a tjs discerner et dans lesquels nous tombons parfois... Mais il faut dire aussi que nous les cherchons, ces galeres. Et quand nous louons des velos plutot que des scooters, c'est tjs dans le but de se mettre au rythme des gens et, malgre des fatigues parfois insurmontables, nos efforts sont presque tjs recompenses par des rencontres inoubliables.

Pour revenir a la difference touriste/voyageur, certaines galeres sont aussi liees au fait que notre voyage soit au long cours. Les villes nous rebutent ainsi plus car tres difficiles a gerer a pied, sac au dos et avec un budget a tenir. Malgre l'attrait de supermarches plus etoffes ou de chaines de fast-food allechantes, nous les fuyons autant que possible pour retrouver des villages a taille humaine. Une autre chose nous agace aussi souvent, c'est la perpetuelle difference de tarif local/touriste. Un peu, ca va, mais 10 fois le prix local pour un meme service, c'est un peu bcp.  D'ou le retour a certains plans galeres pour tenter des solutions alternatives...

Enfin, avec l'enchainement des pays asiatiques, nous avons perdu petit a petit notre entrain a apprendre les langues. Chaque pays, voire meme region, a sa propre langue en Asie et meme si nous essayons tjs de communiquer avec les locaux, au bout de 7 ou 8 pays, la communication devaient de plus en plus non-verbale. Mais heureusement, nous allons aborder des contrees plus faciles d'acces de ce cote-la et notre anglais, puis notre espagnol devrait faire meilleure figure que notre balinais... 

 

 Et encore 8 mois a venir

    Ca y est, nous avons arrete notre date de retour. Nous nous etions laisse ces quelques mois pour nous decider et apres maintes reflexions, nous avons opte pour un retour le 1er novembre 2008, si tout va bien. Nous allons donc continuer par l'Australie, Nouvelle-Zelande, puis l'Amerique du Sud avant de finir en remontant l'Afrique jusqu'au Maroc et l'Espagne. Comme ca, la boucle sera vraiment bouclee et notre projet mene a son terme.  Avoir une date de retour nous aidera a nous rendre compte du temps qu'il nous reste et a profiter au maximum de ces mois tout en nous rejouissant de nous rapprocher  du retour. Nous commencions a en avoir bien besoin.

Nous prenons pour l'instant, toujours bcp de plaisir a voyager alors POURVU QU'CA DURE!!! 

  

 

 
Offre d'emploi - Ce blog de voyage dans vos favoris - Créer un carnet de voyage - Forum voyage
Copyright top-depart.com ©2003-2008 Tous droits réservés
Soutien scolaire-Comparatif ADSL
-
Comparateur banque- taux de credit