De ce que nous avons pu en decouvrir, le Kirghistan est un pays de contrastes et de grands espaces. Le contrate entre les villes d'aspect sovietique (Bishkek, Karakol) avec leurs rues a angle droit et leurs monumemts grandioses mais d'une "carritude" affligeante et les villes plus arabes (Osh) avec leurs rues bruyantes et leur bazar tortueux.
Grand espaces avec les magnifiques lacs de montagnes (Issyk kul, Toktogul), les steppes infiniement jaunies par le soleil, et les montagnes encore vierges de touristes a sac a dos, mais couvertes de paisibles brouteurs en tout genre (chevaux, vaches ou moutons).
Nous avons aussi apprecie l'hospitalite de nos contacts sur place (Almaz, Rysbek, la famille d'Askar et Kylym) et des gens en general qui s'arretent dans la rue pour nous aider mais aussi pour avoir l'occasion de pratiquer un peu leur anglais ou leur francais...
La population kirghize est un etonnant melting pot de slaves blonds et patibulaires, d'asiatiques au visage rond et aux yeux brides et d'arabes types persans. Tout ce petit monde semble s'entendre parfaitement chacun ayant occupe sa place dans cette complexe societe post-sovietique.
Cote elevage, nous avons pu vraiment partager le quotidien de ces eleveurs de montagne pendant 4 jours. Nous avons suivi le retour des hauts plateaux des moutons, les traites quotidiennes des vaches et des juments, la preparation des bouses sechees pour le feu...
Nous avons meme pu echanger un peu sur les differences avec la France et les aspirations de modernisme d'Askar qui reve d'une machine a traire au gazoil et d'un petit barrage hydroelectrique pour alimenter sa ferme perdue au milieu des montagnes.
Pour vous donner un ordre d'idee, les 13 vaches laitieres produisent environ 80L par jour a la bonne saison. Le lait des 2 traites manuelles quotidiennes (1h environ/traite) est collecte tous les matins par un vieux 4x4 russe qui regroupe les productions d'une trentaine de fermes de la vallee de la Djoukou.
Pour le lait des 8 juments, les 8L colletes en 3/4 fois mais pas tous les jours pour ne pas priver les poulains, servent a faire le Kmouss, cet boissons legerement alcoolisee mal supportee par l'estomac de Celia.
Les eleveurs utilisent d'ailleurs une technique infaillible pour maintenir leurs chevaux/vaches sans les attacher en enfermant les poulains/veaux dans un enclos, ce qui force les meres a rester autour...
Maintenant, nous sommes prets a franchir notre premiere frontiere terrestre de ce tour du monde. l'Ouzbekistan n'est qu'a quelques Kms, mais il parait que c'est un tout autre monde.