Au pays du vent et des chameaux qui rient

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Mongolie - Gobi
de Gamba, le 04-11-2007

Au pays du vent et des chameaux qui rient

Nin Rao les petits amis,

La Mongolie n'est deja plus qu'un souvenir pour nous et nous avons deja fait nos adieux au transmongolien pour decouvrir les mysteres de la Chine, mais il est encore temps de revenir sur notre derniere expedition dans le desert de Gobi.

Apres qqes jours pour nous remettre de notre semaine extraordinaire avec les eleveurs de l'Arangkai, nous sommes partis a la recherche de coequipiers pour partager les frais d'une expedition vers le Sud.
Et nous avons bien cru ne jamais y arriver car les touristes ne se bousculent plus a UB comme a notre arrivee. A croire que le backpacker (une espece particuliere de voyageur ayant tjrs un gros sac a dos (backpack) a portee de main) craint le froid...
Apres avoir arpente toutes les guesthouses (hotel pas cher ou les backpackers se rassemblent) et laisse des petits mots partout, nous avons finalement signe pour un trip de 8 jours dans un mini van russe portant fierement ses x60 000kms (car les compteurs de ces minivans n'ont que 5 chiffres. A croire qu'ils ne sont pas faits pour faire plus...). Notre fine equipe de 6 personnes etait compose d'un germano-grec, Thomas, quarantenaire extraverti et guide pour tours de luxe ou de sports extremes en Grece, d'un polonais, Jurek, notre "Russian commader", d'une anglaise, Chloe, experte en cris d'animaux, et d'une scotish girl, vegetarienne, ce qui n'est pas chose facile en Mongolie. Le tout drivé de main de maitre par notre chauffeur mongol, Gamba.

Nous avons donc passe 8 jours tous ensemble, parques dans les 5m2 du van ou dans les 10m2 des yourtes mongoles 20h sur 24 avec au dehors des immensites desertes... Curieux contraste qui noue rapidement des liens assez forts, mais qui tue aussi l'intimite et provoque d'inevitables tensions...
Au cours de nos 1700kms, nous avons du affronter les plaines nues de ce fameux desert de Gobi, duquel ne surgissent parfois que qqes bosses de chameaux. Ce paysage monotone nous revelait toujours malgre tout des surprises merveilleuses a chaque arret : un renard blanc, un troupeux de gazelles, de mouflons ou de chevres sauvages, mais surtout des perspectives a couper le souffle : des temples en ruine au milieu d'un chaos de roches polies par le vent, des gorges profondes ou le gel joue au sculpteur, des dunes immenses ou nous jouons comme des gamins avec nos ombres et nos amis chameaux, des tempetes de neige ou la moindre trace s'efface en qqes minutes...
Chaque soir, Gamba nous denichait une petite perle de yourte ou nous nous entassions pour la nuit. Une petite bouteille de vodka detendait alors toujours l'atmosphere et nous pouvions passer la soiree a
refaire le monde, entre nous ou avec nos hotes toujours extemement chaleureux.
Mais ces soirees et ces arrets ne masquaient pas toujours le petit malaise qui arrivait des que la question du partage de la nourriture et des taches arrivaient sur le tapis... Difficile de s'entendre entre un grec, tres directif qui prenait un peu trop la place d'un guide, un polonais, toujours prompt a aider les locaux mais sans leur demander leur avis et dote d'un feroce appetit et une ecossaise, independante et fiere de l'etre. Il est toujours difficile de faire sa place quand tout le monde joue des coudes autour de soi, et nous preferions nous plonger dans nos lectures quand le ton montait un peu...

Ce sejour restera pour nous une semaine magique pour laquelle nous resignerions sans hesiter, meme si les kms et les chaos de la route nous ont fatigue le dos, malgre la conduite irreprochable de Gamba.
Notre retour a UB toujours chez Ulrich, qui nous avait gracieusement laisse en disposer alors qu'il etait en vacances (Encore un exemple de son hospitalite merveilleuse) fut l'occasion de faire connaissance avec Bata, son coloc mongol pr qqes mois, et de discuter un peu plus avec lui, qui parlait tres bien anglais, de sa vision sur son pays.
Un pays en reconstruction qui a parfois du mal a se positionner entre les 3 geants du monde : la Russie qui fut longtemps le grand frere, les USA qui veulent jouer au papa et la Chine, qui les attire comme une fiancee.
Pour nous, la Mongolie restera dans nos memoires comme le pays ou nous avons redecouvert le froid, ou nous avons pris des lecons de partage et d'hospitalite et ou nous avons pu comprendre que le vide est extrement beau.
Merci a tous nos hotes pour leur sourire et a tous les chameaux pour leur trogne si particuliere, qui les rend irresistibles...

Et maintenant, les incontournables ANECDOTES :

Le sable ne se laisse pas descendre facilement :
Nous n'avions qu'une hate en apercevant les dunes vertigineuses de Khongoryn Els, c'etait evidemment de les descendre tels des sand boarders avertis. Mais helas toutes nos tentatives se sont averrees infructueuses. Pas moyen de descendre ces 300m de pente a 60%, ni sur les fesses, ni sur une panches de bois ou de plastique, ni dans un wok (c'est dire ou le desespeoir nous a mene)... Nous avons finalement du nous resigner a courir comme des fous dans la pente, ce qui nous a qd meme provoque de belles sensation et nous a permis de faire de belles photos (merci Thomas!).

Pas facile le camel-riding :
Les chameaux sont, nous l'avons deja dit, des animaux fascinants, et quand il s'agit de les chevaucher, les mongols ne l'embarrassent pas de sangles pour maintenir la selle. La pauvre Chloe en a fait les frais au cours d'une course involontaire au cours de la quelle tout le monde l'a vu chuter lentement mais surement du haut de 2m30 de son chameau... Plus de peur que de mal pour elle comme pour nous, mais plus moyen de lancer un petit trot par la suite sans nous attirer les foudres de notre guide.

Petite histoire "border-line" de Jurek :
Notre compagnon polonais etait plein de petites anecdotes dont certaines un peu limite "facho" sur les methodes d'education de ces compatriotes. Par exemple, il pronait comme methode de sensibilisation contre la polution dans les parcs nationaux, de ramasser les ordures que les gens jetaient (genre megots), de les melanger a un reste de confiture et de leur offrir en leur disant que c'etait le reste de la rando et qu'on en avait plus besoin. Et forcement quand les gens mangeaient cela et decouvraient les ordures, ca leur feisait un choc sense les marquer a vie.
Ca peut marcher mais c'est tout de meme un peu limite.

Perdus dans le blizard :
Lors de notre dernier troncon pour rejoindre UB, une jolie tempete de neige a progressivement recouvert les traces de notre route. C'est rigolo pendant qqes kms, mais quand Gamba commence a tourner a en rond par une visibilite quasi nulle, les sourires disparaissent rapidement.
Heureusement, nous avons fini par reperer un bus perdu comme nous, mais arrivant de UB, et en suivant ses traces qui s'effacaient tres rapidement, nous avons rejoint UB sans encombre.

Choix dans les hotels :
Deja lors de notre derniere nuit a Tsetserleg, nous avions ete surpris par un hotel sans douches... mais Dalalandzag, capitale du Gobi, nous a propose mieux : Un hotel avec electricite OU eau! Nous nous sommes donc couches sans courant, et le lendemain, alors que Thomas revenait des toilettes, il nous a appris que le courant etait retabli, mais que l'eau courante en revanche etait coupee... Super!!!

Priorites mongoles :
La population mongole ne semble pas avoir de regles implicites de priorite. Nous ne parlons pas de code de la route (meme si la circulation a UB tout sauf fluide) mais de ces priorites du quotidien comme lorsque l'on se croise a la porte d'un magasin, ou un chariot a la main, ou que l'on se contourne naturellement chacun du bon cote.
A UB, les gens ne font pas ca et du coup, c'est rigolo, parce qu'il y a plein de mini embouteillages humains. Une chose que nous n'avons jamais vu ailleurs...

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Commentaires sur cet article
marraine
Bonjour les amoureux ,nous lisons avec grand intérêt votre blog ,et buvons le récit de votre périple dès que nous avons un instant . Nous partagerons avec vous des histoires Malgaches ,Marocaines ,Chinoises et bientôt le projet d'un autre voyage lointain . A bientôt . MH et JP
 

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