Bien le bonjour a tous,
A peine entres en Thailande depuis les routes defoncees du Cambodge, nous devons faire face a un defi de taille : rejoindre Ayuthaya, une ville royale a plus de 300 km de la frontiere, avant la nuit et en stop evidemment.
Mais, a peine passe le poste frontiere, le contraste est saisissant. Disparus les charettes et les camions defonces qui nous prenaient facilement sur les routes en terre cambogiennes, place aux pick-ups de luxe aux vitres teintees filant sur de parfaites 3x3 voies...
Il est 16h... le defi s'annonce costaud!!
Mais les apparences sont parfois trompeuses et en enchainant 2 pick-ups et un minivan, nous debarquons en trombe comme dans un jeu video dans le centre ville d'Ayuthaya vers 21h.
Encore tous stresses par ce trajet supersonique, nous profitons de notre premiere soiree thailandaise dans une guesthouse bien calibree pour les occidentaux.
Le lendemain, nous parcourrons tranquillement la ville et ses ruines Siam en velo. Mais l'enthousiasme n'y est pas. Angkor toujours dans nos tetes, Ayuthaya a du mal a soutenir la comparaison...
A Bangkok, le jour suivant, nous retrouvons Eric et Tchou, le couple quebeco-thai, avec qui nous avions passe une si belle soiree de nouvel an au Laos. Ils nous font une petite place dans leur minuscule studio et nous nous lancons dans la soiree a l'occidentale tant revee a Savannakhet. Au menu, brie, roquefort, pain aux cereales et pates bologneses... Le ventre bien plein, la discussion s'anime : choc des cultures, cine, litterature, politique... Tous les sujets y passent, une bonne soiree de francophones. Et l'heure tourne... A 3h du mat', nous nous etendons tt de meme sur nos matelas. Ca fait bien longtemps que nous n'avons pas veille si tard!!
Apres une journee administrative sous la pluie a Bangkok pour regler (partiellement) nos histoires de billets d'avion voles au Vietnam, nous quittons Eric et Tchou pour les chutes d'Erawan, petit Eden a qqes heures de bus de Bangkok. Mais un Eden, si beau soit-il, peut vite devenir sinon un Enfer, du moins un purgatoire quand les elements se ligue contre nous... On commence la journee par un pb de bus, 2h d'attente au lieu de 10mn, on enchaine par un tarif d'entree tres discriminatoire (4 euros pour les touristes, 0,5 pour les thais...) et un horaire de fermeture plutot precoce (16h), cela nous met malheureusement de mechante humeur pour attaquer les 6 niveaux de chutes au pas de course. A peine le temps de se baigner et de profiter des vues magnifiques que nous sommes deja redescendus. Et la, rebelotte, pas de bus... Heureusement qu'il nous reste un bout de bonne etoile et que les thais sont tjrs aussi sympas, puisqu'une famille accepte de nous caler a l'arriere de son pick-up avec toute la marmaille pour revenir sur Bangkok. Beau moment qui valait bien qqes desagreements. Et c'est l'humeur plus joviale que nous debarquons chez nos nouveaux hotes bangkokais, Julien et Helene, une vetote rencontree lors de notre sejour prolonge a Hanoi.
Nous passerons 2 jours supers sympas avec eux, dont une douche memorable proche de la fameuse Kaosan road (LA rue des backpackers). 30mn de pluie dilluvienne a se faire virer des bars dans lesquels nous tentions de nous abriter... Comme quoi le contact des touristes ne rend pas plus aimable, et loin de la!!!
Le lendemain, nous accueillons la mere de Julien, qui vient les visiter qqes jours, comme le pere Noel. Sa valise nous devoile ses tresors : un harmonica, une carte bleue, des lunettes et un couteau, remplacants de nos affaires volees dans la baie d'Halong, mais aussi de petits cadeaux de nos chers parents. Ca fait plaisir, tres plaisir meme.
Il nous faut alors deja penser a quitter la Thailande pour la Malaisie, ses iles et ses forets nous appellent. Mais avant cela, rien ne vaut une bonne matinee galere sous la pluie a chercher des connections de bus hasardeuses et un marche flottant volatile... Mais nous finirons par le denicher au fin fond d'une ruelle et les mets qu'il nous devoilera nous comblera grandement. Petites brochettes de curry, riz gluant a la banane, fruits aux saveurs originale, raviolis croquants. Explosion de saveur dans notre bouche a peine reveillee et nous pouvons prendre le bus pour la Malaisie.
La Thailande ne restera pas notre plus beau souvenir du TDM mais ce n'etait qu'une etape, un passage oblige, un retour a la civilisation, peut-etre un peu trop brutal. Nous savons que nous reviendrons un jour dans de meilleures conditions, ce pays a tant de choses a offrir.
ANECDOTES, HEU NON, JUSTE UNE ANECDOTE :
Donnant, donnant:
Alors que nous faisons du stop sur une bretelle d'autoroute pour rejoindre Bangkok, un pick-up bien tunning s'arrete a nos cotes. Une jeune etudiante en sort ravie de trouver 2 "farangs" (etrangers). Elle doit faire des interviews pour ses cours d'anglais. Nous nous pretons au jeu et avec notre parfait accent frenchy, nous repondons a ses questions sur la Thailande. Sympathique petite conference sur une 4 voie... |